Plénisources avec Roger Marc Aurelle
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Les schémas autrement

LES SCHÉMAS AUTREMENT:

Nouveau modèle et stratégies d'intervention associées

Atelier pour intervenants professionnels
12 heures de formation reconnues par l’OPQ et l’OTSTCFQ

Offert en salle sur deux jours consécutifs
Aussi disponible en ligne (vidéo en différé à votre rythme) sur
www.FormationsInnovation.com


Problématique

En psychothérapie, un schéma peut être défini comme une croyance fondamentale qui tend à déterminer les autres cognitions ainsi que les émotions et les comportements (Beck, Freeman, & Davis, 2014). L’utilisation des schémas permet notamment de ne pas se limiter à la correction des distorsions cognitives plus ou moins circonstancielles et de mettre directement en lumière les croyances dysfonctionnelles de fond qui ont tendance à perpétuer les problèmes et les troubles psychologiques à partir des expériences dysphoriques les plus déterminantes dans la vie d’une personne (Beck, 2005; Leahy, 2001). Le développement de l’approche des schémas a permis notamment à la thérapie cognitive-comportementale de mieux traiter les troubles de la personnalité à partir de ces croyances de fond (Beck, Freeman, & Davis, 2014; Young, Klosko & Weishaar, 2005; Young & Klosko 1993). La thérapie des schémas de Young s’est imposée comme la principale référence psychothérapeutique basée sur les schémas.

Toutefois, le modèle de Young comporte des lacunes. Premièrement, il présente un nombre imposant de catégories (18 schémas répartis en 5 domaines et en schémas inconditionnels et conditionnels; 10 modes qui recoupent plus ou moins les schémas; 3 styles d’adaptation dysfonctionnels). L’ensemble apparaît touffu, problème que Young reconnaît lui-même (Young et al., 2005). De plus, Young attribue une charge émotionnelle importante aux schémas (Young et al., 2005) mais il n’établit pas de liens clairs entre les émotions et les schémas. Ce manque paraît plus flagrant lorsqu’il est recommandé aux intervenants de démarrer la restructuration cognitive avec l’identification de l’émotion dysphorique pour remonter ensuite à la pensée dysfonctionnelle (Chalout, 2008). Un autre problème notable est le suivant : bien que Young précise que les comportements ne fassent pas partie des schémas comme tels (Young et al., 2005), les schémas considérés comme conditionnels/secondaires se définissent essentiellement comme des comportements (ex. : recherche d’approbation, assujettissement) conséquents aux schémas inconditionnels/fondamentaux (ex. : carence affective, imperfection). Il paraît donc pertinent d’explorer d’autres façons de concevoir les schémas afin de pallier à ces problèmes du modèle de Young.

Selon l’approche cognitive-comportementale, les croyances fondamentales qui constituent les schémas portent sur soi, les autres et le monde (Chalout, 2008). Le nouveau modèle présenté dans cet atelier avance que, parmi ces trois types de croyance, celles qui concernent le soi sont les plus déterminantes et doivent constituer le point de départ du modèle des schémas désagréables. Ce positionnement trouve un appui théorique et empirique dans les publications sur les schémas identitaires ou self-schema (Rogers et al., 1977; Bower et al., 1981; Derry & Kuiper, 1981; Segal, 1988; Segal & Swallow, 1993; Rector et al., 1998; Seeds & Dozois, 2010) et sur le modèle des émotions basé sur les schémas identitaires (Winter & Kuiper, 1997), autant d’études où les adjectifs utilisés pour se définir soi-même jouent un rôle crucial. Le nouveau modèle proposé est donc construit autour d’une articulation identitaire des schémas désagréables, qui sont ici définis par quatre adjectifs identitaires fondamentaux. Ce modèle spécifie ensuite, pour chacun des quatre schémas identitaires, des tendances émotionnelles particulières. Troisièmement, il ramène les très nombreuses façons de gérer l’aspect dysphorique des schémas à trois grandes catégories de comportement (Taylor et al., 2000). Cette nouvelle conception des schémas peut donc être appelée le modèle identitaire-émotionnel-comportemental (IDEMCO) des schémas. Ensuite, ce modèle IDEMCO des schémas identifie quatre principaux facteurs de maintien des schémas, synthétisant les observations de plusieurs auteurs (Hayes et al., 1999; Leahy, 2001; Beck, 2005; Ellis & Harper, 2015; Fishbain et al., 1995). Finalement, il présente un type d’alternatives identitaires fonctionnelles appelées génératives, que l’intervenant peut aider le client à découvrir pour lui-même (Zaffron, & Logan, 2011; Hayes et al., 1999).

Cet atelier propose également un ensemble d’interventions qui correspondent spécifiquement aux divers aspects du modèle IDEMCO des schémas. Ces interventions incluent des procédés cognitifs, émotionnels et expérientiels de désamorçage des schémas identitaires dysfonctionnels et d’intégration des schémas fonctionnels alternatifs.

Besoin

Les thérapeutes cognitifs-comportementaux en particulier, de même que l’ensemble des intervenants intéressés à approfondir le potentiel thérapeutique du travail sur les schémas, ont avantage à connaître et utiliser avec leurs clients un modèle qui identifie l’aspect identitaire fondamental des problèmes et de leurs solutions, qui relie clairement les schémas identitaires dysfonctionnels aux principales émotions dysphoriques et aux comportements inadaptés, tout en restant systématique, économique et relativement simple quant à ses diverses catégories.

Clientèle

Les psychothérapeutes utilisant l’approche cognitive-comportementale ainsi que les intervenants intéressés à mieux connaître le travail thérapeutique sur les schémas, ces déterminants fondamentaux du comportement humain.

Durée de l’activité

12 heures reconnues réparties sur deux jours consécutifs.

Formateur

Le formateur, Roger Marcaurelle, est docteur en psychologie et psychologue clinicien. Il a publié plusieurs articles sur la thérapie cognitive-comportementale. Il prépare actuellement un livre sur le modèle IDEMCO des schémas et sur les stratégies d’intervention associées.

Objectifs

Au terme de l’activité, le participant pourra:

  1. Identifier les forces et les faiblesses du modèle des schémas de Young
  2. Comprendre le nouveau modèle des schémas de type identitaire-affectif-comportemental
  3. Utiliser ce modèle dans sa vie personnelle
  4. Utiliser ce modèle et quelques stratégies d’intervention associées en contexte de clinique ou de croissance personnelle
  5. Faire le suivi des clients dans l’application de ce modèle à leurs problèmes

Préalables

Aucun

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